Pâte à modeler

Pour fabriquer sa propre pâte à modeler, voici la recette de base. On peut y ajouter tous les colorants que l'on veut ensuite.

HOP :



Une vidéo en cliquant sur l'image...


Une autre : ICI.


Cette recette me semble bien sympa :




Le jugement

Il y a une citation qui me parle particulièrement :


En effet en CNV on apprend à ne pas juger. On apprend à observer les faits (juste ce que l'on voit). Et j'aime cette idée, cette philosophie. Qui suis-je pour juger ? J'ai appris à éviter les "il fait faire comme ça... ou il faut dire comme ça..." Maintenant je préfère formuler mes besoins et mes attentes et proposer des solutions sans imposer (ça ne marche pas à tous les coup, le naturel est coriace mais j'y travaille pleinement).

Pour illustrer mon propos j'aime bien deux histoires (un peu comme des contes, des fables qu'on se raconte pour faire passer des messages).

D'abord la fable de La Fontaine, LE MEUNIER, SON FILS ET L'ÂNE.

On trouve plusieurs version mais elles délivrent le même message alors en voici une parmi d'autres :


Et en version simplifiée ça donne à peu de chose près ça :

Un jour, un enfant pose une question à son père :
– Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

Ne sachant que répondre à sa question, le père propose à son fils de se rendre au village.

Ils sortent de la maison avec leur âne et le père monte sur le vieil âne, son fils les suivant à pied.
Au village, voilà ce qu'ils entendent :
– Regardez ce père égoïste ! Il monte son âne quand son fils le suit à pied !
Ils rentrent alors chez eux.

Ils sortent de nouveau, mais cette fois le père installe son fils sur l’âne et l’accompagne en guidant l'âne.
Au village, voilà ce qu'ils entendent :
– Ce garçon est peu reconnaissant, il monte l'âne quand son père se fatigue.
Ils rentrent alors chez eux.

Ils sortent encore et s’installent cette fois tous les deux sur l’âne.
Au village, voilà ce qu'ils entendent :
– Pauvre bête, porter une si grosse charge, on n'a pas idée !
Ils rentrent alors chez eux.

Il se rendent une dernière fois au village mais cette fois, en portant l’âne.
Au village, voilà ce qu'ils entendent :
– C’est le monde à l’envers !
Ils rentrent alors chez eux.

Le père regarde son fils et dit : 
Peu importe ce que tu fais, peu importe ce que tu dis, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.



Puis l'histoire du médecin.

Un médecin arrive dans son hôpital précipitamment après avoir été appelé en urgence. Il se prépare pour rejoindre le bloc de chirurgie le plus vite possible. Il passe devant la salle d'attente et reçoit les hurlements du père (inquiet) du garçon (blessé) : " Pourquoi avez-vous pris tout ce temps pour venir ? Mon fils est en danger ? Vous n'avez pas le sens de responsabilité ?"
Le médecin sourit légèrement  et prend le temps de répondre : "Je vous demande de m'excuser, je n'étais pas dans l’hôpital et je suis venu le plus rapidement possible. Je vais vous demander de vous calmer et de me laisser maintenant pour que je puisse faire mon travail."
Et le père toujours en colère ajoute : "Me calmer, c'est facile pour vous, ce n'est pas votre fils. Si vous étiez dans ma situation, vous comprendriez."

Le chirurgien après quelques heures d'opération retourne vers le père et lui dit simplement que son fils est sauvé et que s'il a des questions, les infirmières pourront lui répondre, puis repart.

Le père toujours fâché s'adresse aux infirmières : "Pourquoi les chirurgiens sont-ils si arrogants ? Il pouvait prendre quelques minutes pour me parler de mon fils."

L'infirmière fond en larmes et lui dit tout doucement : "Il était à l'enterrement de son fils unique lorsque nous l'avons appelé sur son téléphone de garde. Il est mort dans un accident en début de semaine. Il a passé des heures à sauver votre fils, il repart maintenant pour un dernier adieu au sien."

Il est très facile de juger et de critiquer (la preuve). La CNV est un exercice (différent de nos habitudes) qui nous guide vers un langage qui relate des faits, exprime des émotions et des besoins, des attentes, sans jugement et sans critique.


Je remets en conclusion cette phrase que j'aime, comme une boucle qui se ferme :



Pour mon 500ème article... la bienveillance

Je prévois cet article depuis un moment. Je le gardais pour mon 500ème post. J'ai eu le temps de le compléter au fur et à mesure. Et bien voilà je me lance.

Je ne crois pas que la bienveillance soit innée. Tout comme je ne crois pas à la malveillance des êtres humains.

On ne nait pas ANGE ou DEMON.


Je crois (et la CNV le dit très justement) que nous avons des besoins et que nous voulons les satisfaire.

A la naissance, je crois que nous sommes neutres : ni bienveillants, ni malveillants. Et nos besoins, au départ, plutôt simples : nourriture, propreté, amour sont faciles à satisfaire. 
En général, au stade bébé, la réponse à nos besoins est assez rapide.

Et puis en grandissant, nos besoins d'enfants ne sont plus seulement des besoins vitaux (comme manger ou dormir) et ne sont plus si rapidement satisfaits. Nos parents, ne peuvent plus répondre tout le temps et tout de suite à tous nos besoins. De là, naissent nos frustrations et avec, souvent nos premiers cris et colères. 

Nos enfants manifestent leurs besoins et tentent de nous persuader d'y répondre favorablement. Ils ne sont pas malveillants (ou manipulateur comme on peut l'entendre), ils s'expriment. Ils sont confrontés à de nouvelles émotions, ils ont besoin de comprendre et d'apprendre à gérer tout ça. Cela ne veut pas dire que l'on doit répondre favorablement à toutes leurs demandes (au détriment de notre vie de famille, des frères et sœurs ou autres). C'est à nous de trouver les mots justes et de les aider. Nous avons le devoir d'accompagnons nos enfants pour qu'ils comprennent leurs besoins et qu'ils puissent y répondre en grandissant. 

Mais c'est aussi à nous de poser des limites (dans le respect et la bienveillance). 

Montrons à nos enfants que nous comprenons leurs demandes et trouvons les mots pour les apaiser et les guider (même si nous ne pouvons pas y répondre favorablement). 


Et surtout montrons leur l'exemple. Soyons cohérent.


En effet, mettre des mots sur une situations en la qualifiant de bonne ou mauvaise est un début mais ne suffit pas à mon avis. Si je dis à quelqu'un que la cigarette est un danger tout en fumant, je doute fort de la crédibilité et de l'impact de mes propos. Comment puis-je demander d'être poli à mes enfants s'ils ne m'entendent pas leur dire s'il te plait ou merci ? Comment puis-je exiger qu'ils ne tapent pas les autres enfants si je leur donne des fessées ?


Je crois vraiment que nous avons le devoir de montrer l'exemple à nos enfants. 


Alors comment montrer l'exemple ?

  • Nous souhaitons des enfants altruistes, alors soyons généreux de temps avec eux et partageons des moments en famille.
  • Nous souhaitons plus d'indulgence autour de nous, alors apprenons à pardonner rapidement.
  • Nous souhaitons des enfants aimables, parlons calmement et simplement avec eux .
  • Nous souhaitons des enfants polis, soyons généreux de merci et de s'il te plait.
  • Nous souhaitons des enfants honnêtes, soyons francs et justes, avec eux.
  • Nous souhaitons des enfants heureux, jouons et rions tous ensemble le plus souvent possible.
  • Nous souhaitons de enfants cultivés et ouverts d'esprit, lisons, voyageons, communiquons en famille.
  • Nous souhaitons de l'estime, respectons leurs choix, comprenons leurs besoins.
  • Nous souhaitons la paix, montrons l'amour et la bienveillance.

Et comme personne n'est parfait, accordons nous le droit à l'erreur. Laissons à nos enfants le droit (le devoir) de faire des erreurs. C'est en faisant des erreurs que l'on apprend. Guidons nos enfants pour qu'ils apprennent de leurs erreurs comme nous apprenons aussi des nôtres. 




Pour nous aider : 



  


Memory

CLIC pour le jeu en PDF


Celui ci est aux couleurs de Montessori.

Un jeu de memory à imprimer recto-verso pour jouer avec les trois écritures des 26 lettres de l'alphabet. 

Le jeu est à imprimer deux fois pour être complet...

Le blog en ce moment

Il y a peu de publications depuis quelques semaines... Je finis mon déménagement, je rentre en France et je reviendrai avec des nouveautés, puisque je change de niveau. 
Pour l'année prochaine, vous trouverez plus de ressources en Cycle 2 et 3. En effet je suis mutée en France en CE1-CE2.

Au plaisir de tous vous retrouver très vite.

Vittoz, concrètement


Il y a quelques jours, dans un article précédent, j'expliquais le fonctionnement du cerveau et j'illustrais l'activité du celui-ci avec FUNEGO sur la SINUSOIDALE. 

VITTOZ dit : "Lorsque le travail intellectuel fatigue, c'est parce que le cerveau fonctionne mal, est mal organisé et que la concentration est imparfaite" 

Il est donc nécessaire d'apprendre le contrôle cérébral et de donner des outils à nos élèves (à nos enfants) dans se sens.

Aujourd'hui je vous donne des moyens concrets (guidés par VITTOZ) pour permettre à notre cerveau (et à ceux de nos élèves) de passer du mode EMISSIF au mode RECEPTIF. 

En premier lieu, le cerveau (et notre corps tout entier) a besoin de deux choses esentielles pour fonctionner correctement. Il a besoin d'air et d'eau. 

Deux exercices faciles à mettre en place et qui permettent de se sentir mieux. 

  • Le contrôle de la respiration
  • La paille pour boire


LE CONTROLE DE LA RESPIRATION : 

L'idée est de réaliser consciemment le chemin de l'air qui entre par le nez, qui gonfle le ventre comme un ballon et qui ressort par la bouche... Un peu comme ça :


Imaginons le remplissage de notre ballon intérieur par le nez. On inspire lentement pour gonfler le ventre comme un ballon. On se représente le chemin intérieur et ensuite on dégonfle (plus vite qu'à l'inspiration) par la bouche. 

On refait l'exercice 3 fois.

LA PAILLE POUR BOIRE :

De la même manière que la respiration consciente mais cette fois avec une bouteille d'eau et une paille, on imagine le chemin que fait l'eau. D'abord, elle entre par la bouche, elle rencontre la langue, les dents. Puis par un acte conscient, imaginons l'eau qui entre par la gorge pour descendre dans notre estomac. 

On refait à nouveau l'exercice 3 fois.


L'idée de VITTOZ est de redonner aux 5 cinq sens, leur fonction première par des actes conscients (terme utilisé par Vittoz).

Nous avons 5 sens, et pour chacun d'eux, nous pouvons faire des exercices simples pour redonner sa fonction réceptive à notre cerveau.




Matific

Des centaines d'activités pour travailler les maths de la Maternelle à la 6ème, c'est ce que nous propose Matific, ici :